Sexocorporel, sexothérapie pour augmenter le plaisir

L’approche sexocorporelle en sexothérapie

Qu’est-ce que l’approche sexocorporelle ?

La sexualité n’est pas seulement mécanique. Elle dépend d’un certain nombre de facteurs différents pour chaque individu : émotions, croyances, histoire personnelle, éducation… Le principe du sexocorporel est d’analyser toutes ces composantes pour aider un individu à corriger certains troubles qui l’empêchent de vivre pleinement sa sexualité.

Elaborée par le Dr Jean-Yves Desjardin, co-fondateur du département de sexologie à l’Université du Québec à Montréal, cette nouvelle technique de sexotherapie se veut globale, et considère que toutes les composantes de la sexualité interagissent entre elles.

Le sexocorporel s’attache aussi à démontrer que le réflexe neurologique d’excitation génitale ne prouve pas que la sexualité est innée chez l’être humain. Elle nécessite au contraire un apprentissage qui commence très tôt dans la vie. Si une personne n’a pas bénéficié de cette éducation, sa façon de gérer sa vie et donc sa sexualité s’en ressent. Le but du sexocorporel est d’analyser aussi bien les phénomènes physiologiques que psychologiques.

L’importance du corps dans le sexocorporel

Le corps a en effet une grande influence quand on parle de sexothérapie. Les émotions que nous ressentons se réfléchissent sur le corps, sans que nous en ayons véritablement conscience. En changeant la position, la manière de se mouvoir dans l’espace, on modifie aussi inconsciemment l’intensité émotionnelle ressentie. Ce principe s’applique également à la sexualité. Au début de l’apprentissage, le thérapeute va initier le patient aux « trois lois du corps » : tension musculaire, rythme, espace des mouvements.

La tonicité des muscles

La réponse sexuelle chez l’être humain est fortement conditionnée par les muscles, particulièrement les fessiers, les abdominaux et le coccyx. Quand on contracte ou qu’on décontracte ces derniers, l’afflux sanguin augmente ou diminue dans les organes génitaux, ce qui permet d’adapter l’excitation sexuelle. Mais la plupart des muscles jouent également un rôle dans la manière de ressentir le plaisir. Les travailler pour trouver le juste équilibre est un exercice qui vaut la peine d’être pratiqué.

Le rythme du corps

Le fait de rectifier la position du corps pour changer la manière dont on ressent les émotions est également valable quand on parle de relation sexuelle. Alterner entre lenteur et rapidité peut par exemple permettre de mieux ressentir les sensations.

L’espace des mouvements

On s’attache surtout à la respiration. Une respiration qui vient de l’abdomen procure une sensation de détente, alors qu’une respiration courte qui vient du thorax augmente la tension des muscles, leur tonicité, et amène souvent une excitation sexuelle plus importante.

Comment se passe une thérapie sexocorporelle ?

Quand une personne consulte pour la première fois, le but du sexothérapeute est d’identifier et d’évaluer le problème sexuel, puis de décrypter le mode de fonctionnement du patient.

Ce dernier ne peut être passif pendant une thérapie, car des exercices quotidiens sont indispensables pour retrouver la maîtrise de son corps. L’approche psychologique se fait pendant les séances. Il faut en général plusieurs mois de thérapie pour que les automatismes acquis pendant des années commencent à disparaître pour être remplacés par une approche plus consciente de la sexualité. Il faut compter au moins une dizaine de séances pour commencer à voir un résultat.

Sexocorporel – Faut-il inclure le/la partenaire ?

Une sexothérapie est en règle générale une démarche assez individuelle, mais la sexualité s’exprime souvent à deux, et le changement cognitif du patient peut entraîner un décalage dans le couple. Il peut donc être utile d’amener son partenaire lors d’une ou plusieurs séances pour l’inclure dans un désir d’évolution.

Quelles qualités faut-il pour devenir sexothérapeute ?

Comme pour tout thérapeute, la communication est un atout essentiel pour pouvoir établir un lien de confiance avec le patient, de même que l’empathie. Mais la sexothérapie nécessite d’autres qualités :

  • ouverture d’esprit
  • discrétion et respect du secret médical
  • impartialité
  • capacité à prendre du recul

Le plus important est de permettre au patient de pouvoir parler librement de sa sexualité, sans ressentir de gêne ou de blocage. Sans relation de confiance, la résolution des problèmes d’ordre sexuels est fortement compromise, voire impossible.

Devenez sexothérapeute, la formation en sexocorporel

Elle se base sur une approche à la fois théorique et pratique, via des exposés, des études de cas et des exercices pratiques. Le but de la formation est de vous permettre de traiter tous les problèmes sexuels rencontrés par votre patientèle, à l’exception de ceux dont l’origine est organique (ces cas sont plutôt rares).

Après avoir suivi notre formation de sexothérapeute, vous obtiendrez une certification de « spécialisation à la sexothérapie ». Après plusieurs années d’expérience, il vous sera possible de devenir maître praticien en sexothérapie à l’issue d’une formation complémentaire.

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